Economie et gestion

Quelles sont les bonnes postures à adopter au bureau ?

Mise à jour : 26 septembre 2016

En sortant du travail, n’avez-vous jamais senti votre corps endolori comme si vous aviez joué un match de rugby alors que vous êtes resté assis derrière votre ordinateur ? Le fait de conserver une mauvaise position pendant plus de 8 heures et le manque d’exercice en sont la cause.

Mal au dos, raideur dans le cou, douleurs au poignet… Ces maux ne sont pas réservés aux travailleurs qui doivent porter de lourdes charges ou répéter sans fin des mouvements sur une chaîne de production. Rester assis plus de 8 heures par jour à son bureau en adoptant de mauvaises postures peut conduire à souffrir de troubles musculo-squelettiques (TMS). "Nous avons des directeurs de ressources humaines qui nous contactent pour nous dire que les gens en ont plein le dos et pourtant ce n’est pas dû au port de charge", explique Olivier Decourcelle, consultant dans le cabinet d’ergonomie Ergos-concept. Ces salariés que leur bureau rend malade sont frappés par la démotivation, une perte de productivité et parfois finissent en arrêt maladie.

"Les gens ont une mauvaise connaissance de leur capacité de mobilité. Ils ne reconnaissent pas les signaux faibles qui devraient leur faire prendre conscience qu’ils ont une mauvaise posture", avertit Olivier Decourcelle.

Le choix du matériel est déterminant. Il est ainsi primordial de disposer d’un fauteuil réglable qui saura s’adapter à la taille, la corpulence mais aussi l’âge de la personne qu’il accueille. "Les employeurs ne le considèrent pas comme un outil de travail, c’est un tort", regrette l’ergonome.

Les sièges ont une durée de vie limitée

Il faut avant tout veiller à bien régler son fauteuil en hauteur de sorte à ce que l’on puisse poser les pieds à plat sur le sol. Pour les femmes qui aiment porter de hauts talons, mettre un cale-pied sous le bureau leur évitera d’avoir toujours le cou-de-pied en extension. Il faut aussi régler les accoudoirs pour qu’ils soient à la hauteur des coudes. De plus, il faut s’y asseoir correctement : le pire pour le dos est de s’avachir.

"Il faut effectuer une maintenance régulière sur les fauteuils. Au bout de 3 à 4 ans, il faut les changer", recommande Olivier Decourcelle. De même, trop peu d’entreprises font le choix d’acheter des bureaux réglables en hauteur et en largeur, qui eux aussi permettent de s’adapter aux morphologies.

En revanche, les bureaux-debout, qui grâce à un tapis roulant, permettent d’être actif en travaillant, connaissent un succès grandissant. Il suffit d’avoir un ou deux postes de travail de ce type pour que les salariés s’y rendent à tour de rôle. "La vitesse du tapis est faible, de l’ordre de 2 à 3 kilomètres heures, ce qui permet de ne pas perturber la qualité de saisie sur ordinateur. Mais cela nécessite une phase d’apprentissage. Il faut d’abord commencer par l’utiliser pour faire des tâches simples, comme passer un coup de fil", recommande Olivier Decourcelle.

Il ne faut pas croire qu’il s’agisse d’un gadget. Ce genre d’équipement permet de lutter contre le principal fléau de la vie au bureau : la sédentarité. Il faut l’utiliser par tranches de 5 minutes, 4 à 5 fois par jour.

Saisir n’importe quel prétexte pour bouger

Si l’entreprise n’a pas misé sur les bureaux-debout, il faut quand même penser à se lever régulièrement de sa chaise, au moins une fois par heure. Aller chercher une feuille à l’imprimante, se servir un verre d’eau à la fontaine ou bien se lever pour aller demander un éclaircissement à un collègue plutôt que de lui envoyer un mail, sont autant d’opportunités à saisir pour se détendre les muscles, se reposer les yeux, relancer la circulation et repartir ensuite de plus belle.

Sur l’organisation du bureau en tant que telle, il faut placer au plus près de soi les outils que l’on utilise le plus souvent, tel que le clavier. D’ailleurs, pour éviter de se casser le poignet, celui-ci doit être posé à plat sans les petites cales placées à l’arrière. La souris est également la cause de nombreux TMS : pour les éviter, il faut avoir le bras positionné à angle droit et conserver le coude près du tronc et la main dans le prolongement de l’avant-bras. Autre astuce : ne pas hésiter à utiliser les nombreux raccourcis clavier.

Adopter les mêmes principes quand on travaille chez soi

Un soin particulier doit être aussi accordé au réglage des écrans, dont le bord supérieur doit être situé juste en-dessous des yeux à une distance minimale de 60 centimètres. C’est la garantie de ne pas avoir des tensions dans la nuque à force de courber le cou ou de garder la tête en l’air. Si l’on dispose de deux écrans, il faut placer celui qu’on le regarde le plus souvent en face de soi. Et ne pas hésiter à se déplacer à droite et à gauche grâce aux roulettes du fauteuil pour être le plus souvent placé face à l’écran.

Enfin, si l’on a la possibilité de faire du télétravail, il ne faut pas oublier ces bons conseils une fois à la maison. Travailler avachi dans son canapé aura des effets néfastes pour le dos sur le long terme. Il faut donc installer un poste de travail aussi confortable que possible. De plus, pour ceux qui travaillent avec un ordinateur portable, il ne faut pas hésiter à s’équiper d’un clavier si l’on doit effectuer beaucoup de saisie. Et se pencher là aussi sur la mémorisation de certains raccourcis clavier qui permettront d’éviter les manipulations fastidieuses avec le touchpad.

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