Economie et gestion

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Vous trouverez dans l'article ci-dessous la synthèse des conférences "Les journées de l'économie" qui se sont tenues à Lyon les 20, 21 et 22 novembre. {{{Synthèse des interventions : les journées de l’économie.}}} {{Jeudi 20 novembre 2008 : « la suprématie des actionnaires en question »}} « Il y a 40 ans, dans le Nouvel Ordre Industriel, John Galbraith décrivait comment le développement du capitalisme avait abouti à la domination des managers sur les actionnaires. Les dernières décennies ont été celles de leur retour et de leur prise de pouvoir sur l’entreprise. Après les Fonds de pension dans les années 80-90, les acteurs de cette révolution sont aujourd’hui les fonds de capital risque et de capital-investissement . Ce sont eux qui financent la croissance des entreprises d’innovation, eux aussi qui restructurent et réorientent les entreprises en perte de vitesse. » Qui sont ces nouveaux acteurs ? Ont-ils pris le pouvoir ?Quels sont leurs effets sur la marche des entreprises, sur l’emploi, sur le partage du revenu ? Les dirigeants des entreprises sont-ils désormais à leur service ? Faut-il mettre un frein à leurs interventions ? {{Franck Dangeard :}}La question fondamentale de la suprématie des actionnaires est un fait objectif, les actionnaires ont 2 pouvoirs : le droit de vote, et le droit de voter avec leurs pieds (agir, partir) Les autres parties prenantes n’ont qu’un pouvoir, celui de voter avec leurs pieds. IL y a donc un groupe hétérogène d’acteurs, il faut donc faire la part des choses en l’absence de réglementation. L’organe qui fait l’arbitrage est le CA, il peut rendre des arbitrages en faveur des parties prenantes ex British télécom -> éclatement, crise de gouvernance. {{Jean Seberan :}} Les institutions institutionnelles (Caisse des dépôts) ont beaucoup de capitaux propres, leur passif est plus fort que chez les autres acteurs. Ces institutions travaillent sur des risques à long terme, des rentabilités de longue période, (récurrence du résultat). Ces institutions sont peu nombreuses, 1 européenne, 1 en France, 1 en Italie, 1 en Allemagne, Leurs fonds sont des fonds de réserve de retraite à 20 ans, il n’y a donc pas de risque de liquidité pendant cette période, ce qui est très différent des compagnies d’assurance –vie. L’intérêt des actionnaires suit une logique à long terme Pré-requis : - la stratégie doit être explicite - les performances de l’entreprise s’apprécient à LT - inclusion des effets externes Comment se joue le jeu de l’investisseur de long terme et des organes de régulation - nature du reporting comptable : vue courtermiste il y a une nouvelle émergence d’investisseurs à LT , qui, s’ils sont publics doivent contribuer à la relance économique, il faut remettre au premier plan le rôle des investisseurs à LT {{Christophe Reech}} L’investisseur institutionnel tout comme l’entrepreneur sont des personnes. La philosophie d’investissement est la recherche de la performance : dans les hommes, dans les entreprises. Pour faire de la recapitalisation on a besoin des actionnaires, l’investisseur est un sauveteur. Ce qui l’effraie est le courtermisme. L’investisseur est tourné vers le risque, comment va se comporter l’investissement dans le LT ? L’entreprise se construit autour de cela. La gouvernance n’a pas joué son rôle dans la crise actuelle, car elle avait un rôle d’éthique. Il faut jouer sur la croissance de l’entreprise et la prise de risque. {{Christophe Béjach :}} Les entreprises non cotées ont un poids important dans l’économie, les équipes de direction définissent ensemble les orientations. On peut gagner de l’argent avec les actionnaires quand le sous-jacent est positif. IL y a 3 classes dans la finance. La gouvernance en France s’opère de différentes façons : - les sociétés à directoire, il y en a beaucoup, les actionnaires n’ont pas de pouvoir sur la gestion des entreprise c’est le directoire qui dirige. - Les sociétés à conseil d’administration : les CA gèrent eux même à condition qu’ils aient l’information. - L’arrivée d’administration industrielle n’est pas un bien. {{Pierre Ferracci :}} Intervention sur 450 plans de restructuration pendant l’année écoulée. Le capital investissement CAE : capital de marché , capital familial. Le rôle de l’actionnaire est de : - maximiser un profit raisonnable - favoriser la croissance et l’innovation - assurer une répartition convenable - respecter la responsabilité sociale de l’entreprise : gestion de l’emploi, conditions de travail, enjeux environnementaux. Le contre pouvoir existe en interne : Le management ( mais attention il est là aussi pour servir les actionnaires) Les salariés représentés ou non Le contre pouvoir interne est nécessaire pour contrebalancer le pouvoir des actionnaires. {{Elie Cohen :}} Il reprend les propos de F Dangeard, les actionnaires ont une suprématie car ils ont un double droit de vote. Berle et Means : propriété juridique, décision et contrôle. On peut contrôler l’entreprise sans en avoir le pouvoir du capital, différents acteurs peuvent suivre différents objectifs Galbraith : ce qui fait le pouvoir de l’entreprise c’est la ressource rare, il faut maintenir une intelligence organisée pour maximiser la croissance par tous les acteurs: - les salariés - les clients - les actionnaires - stakeholders Jensen réplique : la technostructure veut suivre son agenda,il y a alignement des intérêts : résultats de l’entreprise , résultat du cours de la bourse Sommes nous à un nouveau cycle actuel ? La loi d’airain du capitalisme va-t-elle perdurer ? ---- Réponses à quelques questions : - 1 les hedges fund ne jouent ils pas un rôle fondamental dans l’économie ? - Ils cherchent la faille des entreprises qui n’exploitent pas assez leur potentiel financier et humain, ce sont de « nouveaux industriels » qui vont consolider cette entreprise les HF sont des poissons pilotes, des éclaireurs dans le développement du capitalisme. - 2 Pourquoi les stock option ne fonctionnent pas ? - Ils ne fonctionnent pas à la baisse - La durée est mal gérée, trop de CT - On ne paie pas la prime à l’option (cela alignerait l’intérêt des actionnaires des autres partenaires) - 3 les contre pouvoirs des actionnaires à l’heure actuelle sont : - le DD - l’équilibre monde financier et monde industriel Mais l’alignement des intérêts n’est pas une réponse entière, par nature les intérêts de salariés sont différents des intérêts des actionnaires .

1éres Journées de L’Economie (JECO) Suite

Auteur : Françoise LAUDE

Vous trouverez dans l’article ci-dessous la synthèse des conférences "Les journées de l’économie" qui se sont tenues à Lyon les 20, 21 et 22 novembre.

Synthèse des interventions : les journées de l’économie.

Jeudi 20 novembre 2008 : « la suprématie des actionnaires en question »

« Il y a 40 ans, dans le Nouvel Ordre Industriel, John Galbraith décrivait comment le développement du capitalisme avait abouti à la domination des managers sur les actionnaires. Les dernières décennies ont été celles de leur retour et de leur prise de pouvoir sur l’entreprise. Après les Fonds de pension dans les années 80-90, les acteurs de cette révolution sont aujourd’hui les fonds de capital risque et de capital-investissement . Ce sont eux qui financent la croissance des entreprises d’innovation, eux aussi qui restructurent et réorientent les entreprises en perte de vitesse. »

Qui sont ces nouveaux acteurs ? Ont-ils pris le pouvoir ?Quels sont leurs effets sur la marche des entreprises, sur l’emploi, sur le partage du revenu ? Les dirigeants des entreprises sont-ils désormais à leur service ? Faut-il mettre un frein à leurs interventions ?

Franck Dangeard :La question fondamentale de la suprématie des actionnaires est un fait objectif, les actionnaires ont 2 pouvoirs : le droit de vote, et le droit de voter avec leurs pieds (agir, partir)
Les autres parties prenantes n’ont qu’un pouvoir, celui de voter avec leurs pieds.
IL y a donc un groupe hétérogène d’acteurs, il faut donc faire la part des choses en l’absence de réglementation.
L’organe qui fait l’arbitrage est le CA, il peut rendre des arbitrages en faveur des parties prenantes ex British télécom -> éclatement, crise de gouvernance.

Jean Seberan :
Les institutions institutionnelles (Caisse des dépôts) ont beaucoup de capitaux propres, leur passif est plus fort que chez les autres acteurs.
Ces institutions travaillent sur des risques à long terme, des rentabilités de longue période, (récurrence du résultat).
Ces institutions sont peu nombreuses, 1 européenne, 1 en France, 1 en Italie, 1 en Allemagne,
Leurs fonds sont des fonds de réserve de retraite à 20 ans, il n’y a donc pas de risque de liquidité pendant cette période, ce qui est très différent des compagnies d’assurance –vie.
L’intérêt des actionnaires suit une logique à long terme
Pré-requis :

  • la stratégie doit être explicite
  • les performances de l’entreprise s’apprécient à LT
  • inclusion des effets externes
    Comment se joue le jeu de l’investisseur de long terme et des organes de régulation
  • nature du reporting comptable : vue courtermiste
    il y a une nouvelle émergence d’investisseurs à LT , qui, s’ils sont publics doivent contribuer à la relance économique, il faut remettre au premier plan le rôle des investisseurs à LT

Christophe Reech
L’investisseur institutionnel tout comme l’entrepreneur sont des personnes.
La philosophie d’investissement est la recherche de la performance : dans les hommes, dans les entreprises.
Pour faire de la recapitalisation on a besoin des actionnaires, l’investisseur est un sauveteur. Ce qui l’effraie est le courtermisme.
L’investisseur est tourné vers le risque, comment va se comporter l’investissement dans le LT ? L’entreprise se construit autour de cela.
La gouvernance n’a pas joué son rôle dans la crise actuelle, car elle avait un rôle d’éthique.
Il faut jouer sur la croissance de l’entreprise et la prise de risque.

Christophe Béjach :
Les entreprises non cotées ont un poids important dans l’économie, les équipes de direction définissent ensemble les orientations. On peut gagner de l’argent avec les actionnaires quand le sous-jacent est positif.
IL y a 3 classes dans la finance.
La gouvernance en France s’opère de différentes façons :

  • les sociétés à directoire, il y en a beaucoup, les actionnaires n’ont pas de pouvoir sur la gestion des entreprise c’est le directoire qui dirige.
  • Les sociétés à conseil d’administration : les CA gèrent eux même à condition qu’ils aient l’information.
  • L’arrivée d’administration industrielle n’est pas un bien.

Pierre Ferracci :
Intervention sur 450 plans de restructuration pendant l’année écoulée.
Le capital investissement CAE : capital de marché , capital familial.
Le rôle de l’actionnaire est de :

  • maximiser un profit raisonnable
  • favoriser la croissance et l’innovation
  • assurer une répartition convenable
  • respecter la responsabilité sociale de l’entreprise : gestion de l’emploi, conditions de travail, enjeux environnementaux.
    Le contre pouvoir existe en interne :
    Le management ( mais attention il est là aussi pour servir les actionnaires)
    Les salariés représentés ou non
    Le contre pouvoir interne est nécessaire pour contrebalancer le pouvoir des actionnaires.

Elie Cohen :
Il reprend les propos de F Dangeard, les actionnaires ont une suprématie car ils ont un double droit de vote.
Berle et Means : propriété juridique, décision et contrôle.
On peut contrôler l’entreprise sans en avoir le pouvoir du capital, différents acteurs peuvent suivre différents objectifs
Galbraith : ce qui fait le pouvoir de l’entreprise c’est la ressource rare, il faut maintenir une intelligence organisée pour maximiser la croissance par tous les acteurs :

  • les salariés
  • les clients
  • les actionnaires
  • stakeholders
    Jensen réplique : la technostructure veut suivre son agenda,il y a alignement des intérêts : résultats de l’entreprise , résultat du cours de la bourse
    Sommes nous à un nouveau cycle actuel ? La loi d’airain du capitalisme va-t-elle perdurer ?

Réponses à quelques questions :

  • 1 les hedges fund ne jouent ils pas un rôle fondamental dans l’économie ?
  • Ils cherchent la faille des entreprises qui n’exploitent pas assez leur potentiel financier et humain, ce sont de « nouveaux industriels » qui vont consolider cette entreprise les HF sont des poissons pilotes, des éclaireurs dans le développement du capitalisme.
  • 2 Pourquoi les stock option ne fonctionnent pas ?
  • Ils ne fonctionnent pas à la baisse
  • La durée est mal gérée, trop de CT
  • On ne paie pas la prime à l’option (cela alignerait l’intérêt des actionnaires des autres partenaires)
  • 3 les contre pouvoirs des actionnaires à l’heure actuelle sont :
  • le DD
  • l’équilibre monde financier et monde industriel
    Mais l’alignement des intérêts n’est pas une réponse entière, par nature les intérêts de salariés sont différents des intérêts des actionnaires .
Mise à jour : 28 octobre 2015